Les moutons noirs

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Bienvenue !

Les Blackmoutons sont nés lors du référendum sur la Constitution Européenne. Opposés à ce texte (et non à l'Europe), nous avons écouté, entre autres, l'intervention de Chirac dans laquelle il a parlé de la "France mouton noir de l'Europe". Nous avons alors créé un site, puis ce blog. Ils nous a permis de mettre en ligne quelques idées durant la campagne présidentielle de 2007. Puis nous l'avons abandonné (c'est que nous travaillons un peu, tout de même). Nous allons tenter d'être un peu plus présents...

Vendredi 10 novembre 2006
Comment se fait-il que le NON soit encore majoritaire, à 54%, dans les sondages à 3 jours du référendum ? Nous n’aurons pas la prétention de donner une réponse à cette question.

Le quotidien "Libération", lui, tente d’expliquer les bourdes qui ont permis au NON d’en arriver là... On reste encore dans le principe du "le OUI est la seule bonne solution et ceux qui voteront NON sont des gens peu informés, mal informés qui ont écouté les arguments mal choisis par les partisans du NON. Seules les erreurs des partisans du OUI ont permis au NON d’être en tête". Il n’est pas envisageable une seconde de penser que le NON est encore au-dessus de la barre des 50% parce que la Constitution en elle-même n’est pas satisfaisante.
Bref, ce sont probablement des imbéciles. Les affreux moutons noirs ne peuvent être des personnes critiques ayant une opinion.
D’ailleurs 500 personnes ont déjà participé au Manifeste des "imbéciles pour le non" . Des personnes, comme l’ex-directrice de l’ENA, Mme Bechtel, sont signataires de ce texte rappelant que l’on pouvait être instruit, avoir lu le TCE, et choisir le vote négatif.

D’ailleurs, un référendum, c’est pouvoir choisir entre le OUI et le NON ! A quoi sert - il si la seule réponse possible est OUI ? "Vous pouvez choisir entre le OUI et le NON, mais attention, si vous votez non, vous êtes un imbécile, fascite, égoïste, populiste, anti-européen qui menace la paix entre les peuples ! Mais vous avez le choix le 29 mai !"

Eh bien, ne laissons pas les loups intellectuels du OUI entrer dans notre bergerie d’idiots du NON !

Par Webby - Publié dans : Constitution Européenne - 2005
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Vendredi 10 novembre 2006
Eh bien oui... Nous nous en prenons encore aux médias. Mais, en toute sincérité, ils tendent la perche pour se faire taper. Les exemples sont si nombreux ! Entre le temps de parole extrèmement déséquilibré entre les partisans du OUI et ceux du NON, la diabolisation du vote NON, les mensonges ("armes de destruction massive", dixit les paroles de la chanson ukrainienne au Concours Eurovision de la chanson) proférés par les éditorialistes... Vraiment, il y a de quoi déclarer que les médias ne sont pas objectifs !

Un petit exemple relevé il y a quelques minutes. En visitant le site de France 2, nous avons trouvé un petit article sur les résultats du NON aux Pays-Bas : 60% contre 40 pour le OUI. France 2 ne fait pourtant pas exception à la vague Ouiouiiste des médias. On les salue donc sur cette info. En effet, leurs collègues de la presse écrite, le site de Libération, pour être plus précis, ne font pas allusion à ces résultats mais préfèrent relater ceux de la République Tchèque. Pourquoi ? Parce que les Tchèques, eux, tendent à voter OUI à 58%. C’est plus arrageant pour traiter les Français de Moutons Noirs isolés au sein de l’Europe.

D’autres exemples ont été relevés et analysés dans la très bonne émission de Daniel Mermet, Là-bas si j’y suis !, sur France Inter, tous les jours de 17h à 18h. Celle du 19 mai 2005 était édifiante. Nous vous en proposons quelques extraits. Attention, il est préférable d’avoir une connexion haut-débit car les fichiers audio sont assez lourds. Windows Media Player vous permettra de les écouter. Dans le cas où ça ne fonctionnerait pas, téléchargez Videolan .

- présentation de l’analyse : les chroniqueurs favorables au OUI participent à plusieurs médias. Ces chroniqueurs pensent que les votants du NON n’ont pas été suffisamment informés.

- la pédagogie selon les journalistes : exemples d’émissions voulant apporter une aide pédagogique aux citoyens en parlant du "grand méchant loup".

- la pédagogie selon les journalistes-2  : exemples avec une pédagogie de la "catastrophe" ou de la "carotte".

- les experts et leur rôle : Qui sont-ils ? Quel est leur rôle ?

- LA CHANSON DES MOUTONS NOIRS !!! de Jolie Môme

- France Info et Bolkenstein, Le Monde et ses éditoriaux

Pour écouter entièrement l’émission, une adresse : www.la-bas.org

Par Webby - Publié dans : Constitution Européenne - 2005
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Vendredi 10 novembre 2006
Sur Internet, il faut en prendre et en laisser. Les infos qui s’y trouvent sont à prendre avec méfiance. Mais, c’est un bon outil d’échanges de communications avec les pays nous entourant, voire même, ceux plus lointains.

On parle de la France votant majoritairement NON comme d’un MOUTON NOIR (dixit Mr Chirac). Mais si ce Mouton Noir n’était pas le seul... S’il montrait la voie à beaucoup d’autres afin de former un beau troupeau. Il y a les moutons "libres" comme ceux des Pays-Bas, du Danemark, de l’Irlande, du Luxembourg, de la Pologne, de la République Tchèque, du Royaume - Uni et de la France. (Ceux de l’Espagne ayant déjà choisi de ne pas adhérer à ce troupeau de Moutons Noirs en ratifiant le TCE).
Il y a ceux qui ne sont pas aussi libres car la ratification du TCE s’est faite ou se fera par voie parlementaire. Mais, même dans ces cas - là, on parle de possibles Moutons Noirs (comme en Suède où les parlementaires sont réticents face à ce texte...).

Et le saviez-vous : un sondage (tout en sachant que cela ne veut rien dire... Mais bon...) réalisé en avril 2005 au Royaume - Uni donnait le NON gagnant avec 86% !

Pour en savoir plus sur les autres membres possibles de ce troupeau de Moutons Noirs, voici un article de M. Semo sur le site de Libération :

"La France frondeuse meneuse du non en Europe

 

Si le non l’emporte le 29 mai, il pourrait décomplexer plusieurs pays dans leur rejet du traité, notamment les Pays-Bas, la Suède, le Danemark ou la Pologne.
 
Tous, en Europe, ont les yeux fixés sur le référendum français du 29 mai. « Si les Français votent non, la Constitution est morte. Ni un second référendum en France, ni une renégociation du traité ne sont plausibles », souligne ainsi le Britannique Charles Grant, directeur du Center for European Reform, estimant que l’UE restera à l’actuel statu quo avec le très imparfait traité de Nice, qui sera, à terme, peu ou prou aménagé. L’enjeu est clair, même si juridiquement le non français n’arrêtera pas à lui seul le processus de ratification. Il y a en premier lieu le poids symbolique du rejet de la Constitution par un pays qui, depuis le début, est au coeur du projet européen. Il y aura surtout un possible effet domino.
 
Tabou. « Les Français risquent de briser un tabou et les Néerlandais, qui votent le 1er juin, ne seront pas les moutons noirs de l’Europe s’ils votent non », souligne un responsable de la Commission. « Un non français aura nécessairement un effet négatif sur les référendums aux Pays-Bas, au Danemark, en Pologne, en République tchèque puis en Grande-Bretagne ; si bien qu’il conduirait à un naufrage pur et simple du texte constitutionnel », affirmait récemment le politologue espagnol Pedro Schwartz. Il faut en effet impérativement que le texte soit ratifié sous deux ans par les quatre cinquièmes des Etats membres, soit 20 sur 25. Ce scénario de l’échec est possible.
 
Le non a le vent en poupe dans de nombreux pays qui ont choisi la procédure référendaire, mais l’opposition monte aussi dans ceux qui, comme la Suède, ont choisi la voie parlementaire. La future Constitution cristallise toutes les peurs et frustrations nées de la construction européenne. C’est, comme en France, un non hétérogène, voire contradictoire. Aux Pays-Bas, qui voteront pour un référendum « consultatif », règne la peur d’être noyé dans une trop vaste Union où les grands pays auront trop de poids. « Nous risquons de devenir une vague province, un pays aux pouvoirs comparables à ceux du Land de Bavière », martèle le populiste Geert Wilders. Au Danemark, une plus grande intégration au travers de la Constitution est perçue par une partie de la gauche comme une menace directe pour le modèle social. Il en est de même en Suède où, déjà en 2003, une majorité avait voté contre l’euro. En outre, l’attachement à la neutralité y reste très fort.
 
Méfiance. Certains des nouveaux Etats membres s’interrogent et étalent leur méfiance vis-à-vis de la bureaucratie bruxelloise. En Pologne, la classe politique se montre nettement plus réticente que l’opinion publique et la République tchèque semble bien partie pour détenir la palme de l’euroscepticisme. « Je fais clairement une distinction entre l’intégration d’une part et l’unification de l’autre », insiste le président tchèque, Vaclav Klaus (droite conservatrice), seul chef d’Etat parmi les 25 à avoir pris partie contre ce texte, qui, selon lui, va transformer « l’Europe des Etats en une Europe d’un seul Etat ».

 

Même s’ils sont ressortissants de pays qui ont déjà ratifié le traité par la voie parlementaire à une très large majorité, les ténors d’un non de gauche, comme le communiste italien Fausto Bertinotti, continuent à mener campagne contre le traité. Le dirigeant de Rifondazione affirme ainsi dans un texte publié dans l’Humanité que « si le non l’emporte en France, cela va provoquer une onde de choc positive en Europe de telle façon qu’un processus constituant pourra enfin s’ouvrir ». "

Par Webby - Publié dans : Constitution Européenne - 2005
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Vendredi 10 novembre 2006
 

Savez-vous planter des choux, Mr Balladur ? Parce que, franchement, à 76 ans, il est temps de laisser la place aux jeunes. Pourquoi parler de cet ancien premier ministre ainsi ? A cause de ces deux déclarations qui hérissent le poil des Moutons Noirs !

Commençons par le TCE, puisque nous sommes actuellement dans un article appartenant à cette rubrique. Mr Balladur trouve que cette campagne est trop longue. Il déclare : "On a l’impression que tout a été dit, que tout a été écrit. On a parfois une impression d’essoufflement de part et d’autre". En ce qui nous concerne, on ne juge pas la campagne trop longue mais trop médiatiquement partisane. Le fait d’aller rechercher les anciens premiers ministres (après Jospin, Balladur) pour vanter les mérites du OUI en est une preuve.

Parenthèse dans notre dossier Constitution Européenne, pour quelques mots sur le Lundi de Pentecôte. Mr Balladur trouve que les Français ne travaillent pas assez et n’est, certes, pas pour revenir sur le Lundi de Pentecôte travaillé mais, au contraire, pour reproduire cela sur d’autres jours. En gros, le Français est fainéant ! Il commence à travailler bien plus tard qu’avant et part à la retraite bien plus tôt qu’avant. (sauf Mr Balladur... La politique conserve !)

Vos commentaires sur la conception de la vie nous permettraient peut-être d’y voir plus clair. Ils nous semblaient que nous travaillions pour vivre et non pas que nous vivions pour travailler... Cela pourrait peut-être faire l’objet d’une nouvelle rubrique...

Par Webby - Publié dans : Constitution Européenne - 2005
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Vendredi 10 novembre 2006

Il paraît que ça y est, c’est parti. La campagne officielle pour le référendum est lancée depuis aujourd’hui...

Comme nous sommes en démocratie, le partage du temps d’émission a été équitablement établi entre les partisans du OUI et ceux du NON. Les premiers disposeront de 90 minutes et les seconds de 50 minutes. Comment ?! Cela n’est pas équitable ?

Mais enfin, bien sûr que si !
Les temps d’émission ont été calculés en partie en fonction des résultats des formations politiques aux élections européennes de 2004. Certes, à l’époque le PS ne faisait qu’un et l’on ne demandait pas aux citoyens de voter pour ou contre mais de donner un mandat aux personnes qu’ils choisissaient pour les représenter (d’où de multiples réponses possibles)...

On aurait pu penser que le OUI et le NON bénéficieraient tous deux du même nombre de minutes. 70 chacun par exemple. On aurait pu... Mais on devait s’y attendre puisque lors des émissions diverses et variées, précédant le début de la campagne officielle, concernant des débats "OUI/NON", on se rendait déjà compte du déséquilibre "démocratique" : régulièrement 2 ou 3 partisans du OUI étaient opposés à un partisan du NON avec comme arbitrage, des journalistes ayant oublié le principe de neutralité.

A moins que,dans la réforme Fillon,apparaissent de nouvelles équations mathématiques qui permettent d’obtenir l’égalité entre 90 et 50... 

Par Webby - Publié dans : Constitution Européenne - 2005
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